FONDS DE GARANTIES ET D'INVESTISSEMENT

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Il est destiné à faciliter l’accès des micro-entreprises et des PME/PMI aux concours bancaires

Le premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, à présidé jeudi une réunion du comité interministériel de suivi de cadre macroéconomique. La rencontre a planché sur la validation des propositions des participants pour la mise en place d’un fonds de garantie et d’investissement. Elle s’est déroulée à la primature en présence des membres du gouvernement, du secrétaire général du gouvernement, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, et du directeur de cabinet du chef du gouvernement, Makan Fily Dabo.


Pour la création du fonds, le gouvernement a engagé un vaste programme de réformes économiques en vue de créer les conditions favorables à la promotion du secteur privé, reconnu comme étant l’élément moteur de la croissance économique. Ces reformes, a rappelé le ministre de l’Economie et des Finances, Lassine Bouaré s’inscrivent en droite ligne dans la mise en œuvre du projet de développement économique et social dont le 3ème axe d’intervention prévoit la mise en place d’un environnement propice à l’émergence et au développement du secteur privé.

Malgré les efforts des gouvernements successifs, le tissu industriel national ne compte aujourd’hui que 307 unités industrielles dont 299 manufacturières contre 4000 au Sénégal et 6000 en Côte d’Ivoire. Le tissu industriel malien est donc très peu diversifié et peu développé.

C’est dans le cadre de la recherche de solutions propres à améliorer les conditions de financement de l’économie que le chef d’Etat, Amadou Toumani Touré, a décidé la mise en place d’un fonds de garantie destiné à faciliter l’accès des micro-entreprise et des PME/PMI aux concours bancaire. C’est ainsi que 5 milliards Fcfa ont été affectés à la création d’un fonds de garantie du secteur privé, a précisé le ministre Lassine Bouaré.


Le fonds de garantie sera crée sous forme d’un établissement financier qui devra faire l’objet d’un agrément auprès de la commission bancaire de l’UEMOA et respecter toutes les normes et règles prudentielles édictées par la BCEAO. A d’faut de mettre l’accent sur la rentabilité financière à court terme, le fonds obéira à toutes les obligations de rentabilité économique  de manière à assurer son indépendance financière et sa pérennité. Il sera créé sous la forme d’une société anonyme avec conseil d’administration doté d’un capital minimum au démarrage de 5 milliards Fcfa

Les conditions clés de sa réussite sont une adhésion et une participation effectives du secteur financier, la valeur ajoutée du fonds, la mise en place d’un management rigoureux, l’établissement d’un partenariat équilibré et la mise en place de mécanisme d’accompagnement, a argumenté Lassine Bouaré.

Le contexte général de création de la Société d’investissement en capital risque (SICR) se présente autrement. Au regarde des potentialités économique du Mali, la faiblesse de la croissance due en parie à l’absence de financement adéquat des PME peut être corrigée, afin d’accroitre le niveau très faible de l’offre actuelle de crédit d’investissement par les banques maliennes

La création de la SICR correspond à une volonté exprimée par les hautes autorités afin de promouvoir une croissance forte impulsée par le secteur privé. C’est dans ce sens, a rappelé le ministre de l’Economie et des Finances, qu’il a été décidé d’affecter 5 milliards Fcfa à la mise en place de la société.

La structure recommandée est un établissement financier à caractère bancaire, tourné essentiellement vers des prises de participation dans les entreprises en capital-risque. Elle sera régie par la loi n° 07-014 du 13 février 2007 relative aux entreprises d’investissement à capital fixe dans l’UEMOA d’une part et la loi bancaire d’autre part. 

Source: Essor n° 16955 du 06 juin 2011